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log - Episode 7
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Voici un nouveau chapitre de nos aventures: La Tanami Road. Le septième déjà...mais le premier avec des accents!! Du moins je vais essayer, on perd vite l'habitude... Mais j'ai au moins réussi à configurer le laptop pour pouvoir les utiliser. De retour des Bungle Bungle, nous avons à nouveau fait escale a Halls Creek, où nous sommes retournés au même camping (celui près de l'ancienne ville fantôme), avec l'intention de faire une (voire deux) lessives, le plein d'essence, de victuailles et d'attaquer la Tanami road dès le lendemain matin. C'était compter sans les fantômes du coin et l'épidémie de fièvre de l'or environnante! Nous avons vraiment rencontrés de dróles de bonhommes, au demeurant fort sympathiques. Tout d'abord un Australien originaire du Queensland qui, tout juste retraité, avait décidé de profiter de son temps libre pour venir dans la région chercher de l'or. Il avait acheté un détecteur de métaux dernier cri, avait bouquiné sur le sujet, avait pris des cours auprès de chercheurs d'or expérimentés... et devinez quoi? Il en avait trouvé. Juste deux petites pépites, mais apparemment il y en avait quand même pour une certaine somme. En tout cas il en était très fier. En plus il nous a raconté une histoire digne de figurer dans un film de Clint Eastwood, comme quoi il avait trouvé de l'or étant petit en compagnie de deux autres gamins qui étaient maintenant morts et quíl était le seul à connaître l'endroit... Menfin, ça occupe plus que des mots croisés! |
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Et puis il y avait aussi Michael, un Hongrois qui était en Australie depuis trente trois ans, qui avait construit toute la propriété lui même et qui avait tenu l'endroit... jusqu'à ce qu'il percute un cheval à 120km/h sur une piste en gravier au volant d'une coccinelle. Ca lui avait pris 5 ans pour s'en remettre, temps quíl avait mis à profit pour, sur son lit d'hôpital, dessiner et fabriquer, pièce par pièce (sauf le moteur, emprunté á... une tondeuze á gazon), un planeur... Il paraît même que l'engin volait très bien. Je suis monté dedans, mais seulement au sol, et je ne me serais pas risqué à l'essayer! Maintenant Michael vivait dans une roulotte, avait aussi son détecteur de métaux, et comme il avait une grosse chaîne en or autour du coup fabriquée avec ce quíl avait collecté je me suis dit que, pourquoi pas après tout, qui ne tente rien n'a rien et qu'en l'absence de rugby ça me ferait faire un petit peu d'exercice de creuser quelques trous et de remuer de la terre. Et me voila donc avec notre nouvel ami Hongrois en train de patauger dans de l'eau stagnante et nauséabonde (les meilleurs endroits selon lui) à la recherche du précieux métal. Au bout de quelque temps le détecteur commence à s'affoler, c'est sûr on a trouvé quelque chose de gros, sans doute une antique foreuse utilisée á l'époque par les pionniers (et qui sait peut-être avec des morceaux d'or accrochés aux dents) mais avec l'eau et la nuit qui tombe pas pratique de creuser autour et de la sortir de là. Qu'à cela ne tienne, on reviendra le lendemain (quitte à différer un petit peu plus notre départ) avec du gros équipement et un tracteur pour désenfouir l'engin. Le lendemain matin, impossible de motiver qui que ce soit! Michael a d'autres choses dont il doit s'occuper sur la propriété (il doit aussi nettoyer sa roulotte parceque sa copine vient), les autres font la grasse matinée... A moins qu'ils préfèrent attendre que nous soyons partis pour garder le butin poue eux? Pas question! J'emprunte une grosse pelle, une pioche, une énorme barre-à-mine et après une bonne heure d''efforts rageurs (pas facile d'extraire un gros bout de métal enfoui sous 50 cm de gravier et 1 mètre d'eau) me voila en possession d'un antique... élément de transmission de camion, sans doute une partie du différentiel. |
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Ensuite, nous sommes allés visiter la communauté Balgo. Nous étions très impatients de visiter une communauté Aborigène vivant dans une réserve, afin de dissiper l'impressiion misérable et pathétique que nous avaient laissé les Aborigènes aperçus dans les différentes villes. En ville on les voit souvent traînant en groupe, allongés sous des arbres ou sur les pelouses, buvant de l'alcool à longueur de journée tout en s'ínvestivant et se criant dessus, parfois urinant (hommes comme femmes) au beau milieu de la rue... Bref l'image de personnes qui ne peuvent pas s'íntègrer dans un mode de vie et une société qui ne sont pas les leurs et qui ont perdu leurs repères traditionnels. |
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En fait nous n'avons pas vraiment beaucoup visité le village, seuls le supermarché, la station essence (où ils ne vendent que du diesel, je vous dirai pourquoi), le centre artistique et le centre culturel (en bref tout ce qui peut rapporter de l'argent) sont ouverts aux visiteurs. Ainsi que l'hôtel où nous avons dormi, véritable forteresse entourée de barbelés, de grilles cadenassées et munie de barreaux aux fenêtres. Pourtant les Aborigènes ne sont en général ni aggressifs ni violents. Mais une partie d'entre eux, même dans ces communautés où l'alcool est prohibé, parvient quand même à s'en procurer. Nous avions d'ailleurs croisé sur le chemin plusieurs voitures apparament en route pour une 'virée' sur Halls Creek... à 4 heures de route! Et ils arrivent aussi à trouver de l'essence... à sniffer. Plus d'autres drogues. A partir de là (comme d'ailleurs n'importe qui d'autre) ils sont capables de tout. C'est pour cela qu'on nous a très fortement déconseillé de camper au bord de la route. En tout cas le 'problème' aborigène apparaît très complexe. Des millions de dollars sont investis par le gouvernement fédéral pour bâtir au sein de ces communautés des maisons ''occidentales" que les Aborigènes réclament... mais n'utilisent pas, car ils préfèrent dormir dehors sous les arbres. Et elles sont laissé à l'abandon, tout comme une grande partie du village qui apparaît très sale, jonché de détritus... Pourquoi ne pas avoir initiallement laissé en paix ces gens, qui vivaient auparavant dans le désert? Quelle est la solution maintenant? |
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Pour notre part nous sommes repartis le lendemain dès l'aube et avons bouclé le reste de la route, au demeurant superbe, le plus rapidement possible jusqu'à atteindre Alice Springs.
A très bientôt! Jacques-Samuel & Sophie |
| épisode 6 - Bungle Bungle ou Purnululu | épisode 8 - Alice Springs et le Simpson Desert |