Travel log - Episode 9
Les West Mc Donnell Ranges
Kings Canyon
Ayers Rock (Uluru)
Novembre 2002

G'day!

Voici -enfin- le neuvième chapitre de nos aventures: les West Mc Donnell, Kings Kanyon et Ayers Rock.

Nous sommes partis d'Alice Springs à destination d'Ayers Rock le mercredi 6/11 après un dernier repas au "Bojangle's", saloon digne des meilleurs westerns où l'on peut déguster des brochettes de crocodile (mangez les avant qu'ils ne vous mangent), chameau (à moins que ce ne soit du dromadaire, pas facile de compter les bosses sur une brochette), émeu (plus connu sous le nom de "bip bip") et kangooroo. En tout cas c'était délicieux (ou plutôt Yami Yami comme on dit ici), même inconfortablement juchés sur des tabourets surmontés de selles de cheval!

Par le Stuart Highway puis le Lasseter Highway, Ayers Rock n'est, comme je l'ai déjà mentionné, qu'à 450 kms au Sud Ouest d'Alice Springs. Mais ça c'est par le bitume. Nous avons opté pour l'option "Mereenie Loop", qui permet de visiter les West Mc Donnells et Kings Canyon avant d'atteindre Ayers Rock.

Les West Mc Donnell ranges sont une région montagneuse très rocheuse qui offre beaucoup de possibilités de ballades et de baignades (toujours appréciables après 4-5 heures de randonnée sous un soleil de plomb) dans des gorges, avec des gouffres et des points de vue très spectaculaires. Et qui offrent aussi des opportunités de boire des bières gratis. En fait il y a beaucoup d'Australiens qui viennent se relaxer (en buvant des bières), picniquer (sandwich et bière) ou faire un "barbie" (grillades... arrosées de bière) dans le coin, et apparemment on doit avoir une bonne tête parce qu'il devenait très difficile de passer à proximité sans se faire proposer une bière... qu'il aurait été très impoli de refuser. Ca va, je pense que nous n'aurons pas trop de difficultés à nous intégrer!

Quelques jours plus tard, après plus d'heures de marche que de voiture, nous sommes arrivés à Kings Canyon, qui est (comme son nom l'índique) un superbe canyon dont les falaises à pic (attention au vertige) entourent une gorge luxuriante.

Et qui a l'honneur de disposer du camping le plus cher d'Australie! $26 pour disposer du privilège de tordre ses piquets sur un emplacement basique (sans électricité) entouré de groupes de touristes bruyants et pour la plupart Allemands. Non pas que j'ai quoi que ce soit contre les Allemands, le lendemain au cours de notre ballade nous avons même fait la connaissance d'un couple de teutons avec lequel nous avons tout de suite sympathisé.

Il est vrai que Timo et Nicole (ce sont leurs noms) venaient de passer 4 ans en Australie, d'abord à Perth puis à Melbourne. Nous avons commencé par nous prendre les uns les autres en photo en haut de Kings Canyon (avec nos appareils respectifs, nous n'avions pas encore gardé les buffalos ensemble) puis nous avons fini la marche (qui durait quand même encore 4 heures) ensembles avant de nous retrouver le soir 300 kms plus loin au camping suivant pour boire quelques bières (évidemment!) et de visiter Ayers Rock et les Olgas ensemble les jours suivants. Dommage qu'ils aient du retourner à Melbourne, et surtout dommage qu'ils doivent rentrer en Allemagne d'ici quelques semaines...

Ah oui à propos: Ayers Rock. Et bien c'est très beau. Même quand on l'a déjà vu en photo, ce gros caillou impressionne. Le 'red heart' a quelque chose de spécial, d'indéfinissable... et évidemment d' ''inphotographiable'' (si je peux me permettre cette... neologycité). Par contre pour ce qui est de s'embraser au coucher (ou lever) du soleil, j'ai encore mes doutes. Nous nous sommes levés à 4h30 du matin pour, malgré les embouteillages (j'exagère un peu, mais c'est vrai qu'íl y a une cohue incroyable pour aller assister à l'évènement), contempler le rocher au lever du soleil, nous y sommes retournés au coucher du soleil... C'est vrai que la luminosité change, vu qu'on passe du jour à la nuit (ou vice versa) le contraire serait étonnant, mais de là à dire qu'il y a embrasement... Et surtout de là à pouvoir réaliser des cartes postales où il apparaît presque fluorescent! Soit nous n'avons vraiment pas eu de chance au niveau des conditions atmosphériques, soit ils truquent leurs photos, c'est pas possible autrement!
Cela dit le fait de nous être levés tôt nous a au moins permis de pouvoir réaliser l'ascension, qu'il est interdit de commencer après 8 heures du matin les jours de forte chaleur. Trop de personnes ont du faire des crises cardiaques ou d'autres malaises... Enfin nous a permis à Timo et à moi, parce que Sophie et Nicole ont préféré rester dormir dans les voitures. Soit disant pour respecter le caractère sacré du site pour les aborigènes... De toute façon vu les hordes de Japonais qui y grimpent! Il y en a encore plus qu`à Paris, peut-être même plus qu`à Tokyo. Et ils ont tous des gants (souvent fluos) pour ne pas se contaminer les mains avec la chaîne pendant l'ascension, avec le caractère lunaire du paysage on se croirait vraiment sur une autre planète. Et quelle vue!
Veni, Vedi, Vici, nous nous sommes ensuite dirigés vers les Olgas afin de pouvoir faire le circuit de 4 heures... dont la dernière partie (la plus impressionnante) est fermée à partir de 11 heures. Nous sommes arrivés juste à temps. Enfin, presque, mais vu qu'il n'y avait pas de ranger et qu'il ne faisait que 40 degrés... Surtout ne le répétez pas. En tout cas ça valait le coup.

Le lendemain (le 11 Novembre) après quelques ballades autour d'Ayers Rock (mais sans avoir réédité l'exploit de nous lever à 4h30 pour aller voir le lever du soleil) nous avons repris la route en direction de Coober Peddy.

Mais ça c'est une autre histoire, ce sera pour la prochaine fois! De toute façon d'ici à ce qu'on trouve un cybercafé... A très bientôt!

Jacques-Samuel & Sophie

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